Le président Emmanuel Macron semble déterminé à franchir un cap dangereux en envisageant d’envoyer des troupes françaises en Ukraine. Une déclaration qui a fait bondir Moscou, lequel rappelle que tout déploiement occidental sera considéré comme une participation directe à la guerre. Alors que Donald Trump prépare des négociations avec Poutine (Le Parisien), Macron semble jouer une toute autre partition : celle d’une escalade militaire qui pourrait coûter cher à la France.
Macron face à l’Ukraine : une provocation calculée ?
Moscou a été on ne peut plus clair : peu importe la bannière sous laquelle les forces occidentales seraient envoyées – OTAN, UE ou initiative nationale –, elles seront traitées comme des ennemis. En d’autres termes, l’envoi de soldats français en Ukraine signifie une entrée en guerre de la France contre la Russie.
Or, l’histoire nous a appris que lorsque le Kremlin fixe une ligne rouge, ce n’est pas pour la repeindre à la première occasion. Le déploiement de troupes françaises entraînerait une riposte inévitable, et potentiellement directe, contre les forces françaises. Loin d’être une simple posture politique, c’est une menace qui pèse sur la sécurité nationale.
Pourquoi Macron a-t-il besoin de cette guerre ?
La question essentielle demeure : pourquoi Macron insiste-t-il alors que plusieurs pays européens refusent d’engager leurs forces en Ukraine ?
- Un levier de pouvoir personnel
Englué dans une impopularité record, Macron a besoin d’une crise majeure pour exister sur la scène internationale. Se poser en « leader européen de la résistance face à la Russie » lui permettrait de redorer son blason et de masquer les crises internes qui secouent la France. - Sauver une Union européenne au bord de la rupture
La guerre en Ukraine est devenue le ciment de l’Union européenne : elle justifie des budgets exceptionnels, des politiques de contrôle plus strictes et un alignement idéologique forcé. Un arrêt brutal des hostilités mettrait à nu les divisions profondes du projet européen, déjà mis à mal par les tensions internes et la montée des souverainismes. - Le pari de la fuite en avant
En multipliant les provocations, Macron pousse à une escalade qui pourrait obliger les États-Unis et l’OTAN à s’impliquer davantage. Une manœuvre risquée qui repose sur l’hypothèse qu’une confrontation avec la Russie serait rapidement maîtrisée. Mais dans un monde où la dissuasion nucléaire est une réalité, ce pari pourrait s’avérer catastrophique.
Les conséquences désastreuses d’une telle décision
1. Un risque d’embrasement total en Europe
Si des troupes françaises sont engagées et attaquées, Macron pourrait invoquer l’article 42.7 du Traité de l’UE, qui prévoit une assistance mutuelle entre États membres en cas d’agression. Autrement dit, il pourrait entraîner toute l’Union européenne dans une guerre ouverte contre la Russie. Un scénario qui conduirait à une intensification du conflit avec des conséquences imprévisibles.
2. L’armée française en première ligne : le fiasco annoncé
Loin des discours martiaux du gouvernement, la réalité est tout autre : l’armée française n’a ni la logistique, ni les effectifs, ni l’armement suffisant pour un conflit prolongé contre la Russie. Les stocks d’obus sont au plus bas, les forces déjà sous pression et les moyens de projection limités.
Sacrifier des soldats français pour un pari politique ? Une idée aussi irresponsable que suicidaire.
3. Une opinion publique hostile : la France veut-elle vraiment cette guerre ?
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, une majorité de Français est opposée à une intervention militaire directe en Ukraine. L’idée d’envoyer des troupes, alors que l’opinion est déjà lassée des aides financières et militaires massives, pourrait provoquer une vague de contestation majeure.
Une France au bord du précipice
Macron avance sur un fil tendu au-dessus d’un gouffre. En s’obstinant à vouloir jouer les chefs de guerre, il expose la France à un conflit qui pourrait être évité par la diplomatie. Pendant que d’autres, comme Donald Trump, prennent la voie des négociations, Macron semble vouloir précipiter l’Occident dans un engrenage incontrôlable.
La vraie question est donc : combien de temps les Français accepteront-ils de suivre un président prêt à les mener au bord de l’abîme ?