Voilà où nous en sommes : pendant que les grandes entreprises font leurs valises direction l’étranger, que les aides publiques s’évaporent comme une promesse électorale non tenue, et que la dette de la France flirte avec les sommets himalayens, les citoyens, eux, ramassent les miettes… et encore, quand il en reste.
Une réforme du chômage qui précarise au nom de la lutte contre la précarité
Selon l’Unédic, la fameuse réforme de l’assurance chômage mise en œuvre en 2021 par le gouvernement Castex – et fièrement défendue par Élisabeth Borne à l’époque – a permis de réaliser 2 milliards d’euros d’économies par an. Champagne ? Non. Parce qu’en réalité, ce sont 190 000 chômeurs par an qui se retrouvent privés d’indemnités. Des économies, oui, mais sur le dos des plus fragiles : les jeunes, les moins diplômés, ceux qui ont déjà du mal à remplir leur frigo à la fin du mois.
Ah, le cynisme d’un système qui justifie ces coupes en affirmant qu’il lutte contre la précarité, alors que les contrats courts ont explosé depuis cette réforme. Résultat ? Une “accélération de l’accès à l’emploi”… surtout si on considère un CDD de 3 jours comme un emploi stable. (Unédic, 20 mars 2025)
Les entreprises françaises désertent, et l’État les regarde partir
Face à une fiscalité étouffante, une bureaucratie kafkaïenne et une instabilité législative chronique, les entreprises préfèrent l’exil fiscal à la survie économique. Pendant ce temps, le gouvernement regarde passer les trains… ou plutôt les avions pleins de capitaux vers l’Europe de l’Est, l’Asie ou le Maghreb.
Le fameux « bonus-malus » sur les contrats courts, censé punir les employeurs trop friands de précarité ? À peine 30 000 entreprises concernées sur plus d’un million. Une mesure cosmétique, inefficace, et surtout très pratique pour dire qu’on a “agi”.
Une dette publique devenue incontrôlable
La dette publique française a franchi les 3 300 milliards d’euros début 2025, atteignant près de 114 % du PIB. On est bien loin des critères de Maastricht. Mais chut, il ne faut pas le dire trop fort, on pourrait réveiller Bruxelles.
Avec un coût de la dette qui grimpe dangereusement (près de 60 milliards d’intérêts en 2024 selon Bercy), la France entre dans une ère d’austérité masquée, où chaque euro dépensé en aide sociale ou en service public est vu comme une menace pour le “redressement des comptes”. Traduction : préparez-vous à perdre encore un peu plus.
Ce qui nous attend : moins d’aides, plus de précarité, et toujours pas de cap
Car oui, pour continuer à faire plaisir aux marchés financiers et respecter la sacro-sainte règle des 3 % de déficit public (que personne ne respecte plus depuis 2008, mais bon), le gouvernement prépare un coup de rabot généralisé.
Les aides à la rénovation thermique, aux jeunes entreprises, aux chômeurs ou encore à l’aide publique au développement sont toutes dans le viseur. Le Sénat a déjà acté une coupe de 23 % dans cette dernière catégorie. Rigueur pour tous, sauf pour les profits des multinationales, bien sûr.
Quand les décisions politiques creusent le fossé
Ce n’est plus un glissement, c’est une dégringolade. La politique économique actuelle creuse un écart béant entre les promesses électorales et la réalité sociale. On nous parle de compétitivité, de réduction de la dette, de retour à l’emploi… mais la vérité, c’est que les Français paient pour des erreurs qu’ils n’ont jamais validées. Le peuple subit pendant que d’autres optimisent.
Une stratégie suicidaire à moyen terme
À force d’étrangler les plus précaires, de laisser filer les entreprises, et de réduire l’État à une logique comptable, la France prépare une bombe sociale à retardement. Et quand elle explosera, il ne faudra pas dire qu’on ne l’avait pas vu venir.
Vous vous demandez comment tout cela vous impacte concrètement ? Lisez notre FAQ.
FAQ – Face à ce grand chambardement économique et social, plusieurs questions reviennent sans cesse — tentons d’y répondre clairement.
Quelles sont les conséquences concrètes de ces politiques pour les citoyens ?
Elles se traduisent par plus de précarité, moins d’aides, et une pression croissante sur les revenus modestes. Le chômage non indemnisé pousse à accepter des contrats instables, pendant que la réduction des services publics affecte le quotidien (santé, logement, mobilité).
Pourquoi les aides sont-elles en baisse ?
Parce que le gouvernement tente de freiner une dette publique devenue ingérable, au prix d’une réduction brutale des dépenses sociales, sans chercher a réduire les frais de fonctionnement des politiciens>
Est-ce que la réforme du chômage a vraiment aidé à lutter contre la précarité ?
Non. L’Unédic démontre qu’elle a surtout exclu des milliers de chômeurs du système d’indemnisation, tout en dopant les contrats courts. Ce n’est q’un début avec les nouvelles reformes.
Pourquoi les entreprises fuient la France ?
La complexité administrative, la pression fiscale, et le manque de vision économique à long terme les poussent à délocaliser pour survivre. Pourquoi resteraient-elles en France alors que l’herbe est plus verte ailleurs ?
En résumé
La France, ce pays où l’on demande toujours plus aux citoyens pendant que l’on cède toujours plus aux marchés. Où l’on sacrifie le social pour préserver la note des agences. Où l’on réduit les droits au nom de l’efficacité. À ce rythme, le mot “république sociale” pourrait bientôt relever de la publicité mensongère.
Sources :
- Unedic : Rapport du 20 mars 2025
- Senat: Projet de loi finances 2025